Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a affirmé que la jeunesse constitue la véritable richesse du pays et qu’il lui incombe de transformer les potentialités et les ressources nationales en une richesse réelle, se traduisant par le développement, le progrès et la prospérité.
S’exprimant lors du meeting organisé dans la ville d’Akjoujt, dans le cadre de la visite de travail et d’information qu’il effectue dans la wilaya de l’Inchiri, le Président de la République a déclaré que la voie essentielle vers la transformation de la société commence par « le travail, puis le travail, puis le travail », considéré comme un pilier fondamental de la création de richesses, de la construction du développement et de la réalisation du progrès et de la prospérité.
Le Président de la République a insisté sur la nécessité d’accorder au travail une place centrale dans le système des valeurs de la société, de sorte que cette place se traduise dans la conscience, les comportements et les pratiques quotidiennes, et que le travail devienne le fondement autour duquel s’organisent les différentes valeurs et relations sociales.
Il a appelé les jeunes à se concentrer sur trois piliers fondamentaux qui constituent, selon lui, la voie vers l’avenir : l’apprentissage, la formation et le travail.
Voici le discours prononcé par Son Excellence le Président de la République au meeting d’Akjoujt :
« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Que la prière et la paix soient sur le plus noble des Messagers, Mohamed, ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.
Je vous remercie, habitants de la ville d’Akjoujt et de la wilaya de l’Inchiri en général, pour cette remarquable et diverse mobilisation, ainsi que pour l’excellent accueil que vous nous avez réservé.
Je suis extrêmement heureux de vous rencontrer et je mesure pleinement ce que votre présence massive traduit comme intérêt pour les affaires publiques nationales, en général, ainsi que votre volonté de participer et de contribuer activement à la mise en œuvre de notre programme et de notre projet de société.
Notre projet de société vise, dans son ensemble, à :
– édifier un État de droit stable, sûr et doté d’institutions fortes ;
– construire un État dans lequel les citoyens jouissent de l’égalité en matière de dignité, de droits et de devoirs, dans un climat de liberté, de justice et d’équité ;
– bâtir un État qui offre à chaque citoyen, où qu’il se trouve, les conditions lui permettant de réaliser ses aspirations au progrès et au développement.
La réalisation de tels objectifs ne saurait se limiter au suivi des grands indicateurs. Elle exige également, et nécessairement, de mesurer l’impact des efforts consentis sur la vie du citoyen à travers l’ensemble du territoire national, wilaya par wilaya et moughataa par moughataa.
Tel est le cadre général de notre visite à cette importante étape. D’une part, nous souhaitons vous informer et échanger avec vous sur la situation générale du pays ; d’autre part, nous voulons nous enquérir auprès de vous, de votre situation locale, afin d’évaluer ensemble les défis, les réalisations, les difficultés, les insuffisances et les perspectives.
Habitants de la wilaya de l’Inchiri,
La situation générale du pays, comme je l’ai indiqué il y a quelques jours à Atar, et comme chacun le sait, est bonne, par la grâce et la puissance d’Allah, sur les plans sécuritaire, politique, économique et social, malgré la situation régionale et internationale marquée par les crises.
Notre monde connaît aujourd’hui de graves crises sécuritaires, ainsi que des transformations économiques et environnementales rapides, accompagnées d’un recul notable de la coopération multilatérale et d’une difficulté croissante pour les organisations internationales à s’acquitter des missions qui leur sont initialement confiées.
Dans de telles circonstances, la capacité des États à résister, à s’adapter et à éviter les crises dépend, dans une large mesure, de leur aptitude à gérer avec sagesse leurs relations extérieures, à renforcer leur position et à consolider la confiance dont ils bénéficient aux niveaux régional et international.
Nul n’ignore que les relations de notre pays avec ses frères, ses voisins et ses partenaires sont excellentes, que sa place est préservée et que ses efforts sont appréciés aux niveaux régional et international.
Les témoignages en sont nombreux, notamment :
– le fait que notre pays ait porté haut la voix de la défense des causes du continent en assurant la présidence de l’Union africaine au titre de l’année 2024 ;
– l’exercice de la présidence de la Banque africaine de Développement ;
– l’obtention, à l’unanimité, du secrétariat général de l’Organisation de la Coopération islamique ;
– la forte présence de nos cadres au sein des organisations internationales et continentales ;
– le volume et la diversité des investissements dont bénéficie le pays, qui témoignent de la confiance de nos partenaires à son égard.
Parmi les principaux facteurs de ce succès figure le fait que notre politique étrangère repose sur les principes de bon voisinage, d’amitié, de fraternité, de respect mutuel, d’intérêt commun et de coopération fructueuse et constructive, sans transiger sur nos positions constantes à l’égard des questions islamiques, arabes et africaines et, de manière générale, des causes justes, notamment la cause palestinienne.
En dressant ce constat globalement positif, je ne cherche nullement à dissimuler les difficultés, les problèmes et les défis de différentes natures auxquels notre pays est confronté.
Je suis pleinement conscient de leur ampleur. Mais, dans le même temps, je suis convaincu que nous sommes capables de surmonter ces difficultés et ces défis en limitant autant que possible leurs conséquences, si nous savons exploiter au mieux nos immenses potentialités.
Je voudrais ici m’arrêter quelque peu avec vous sur la question des potentialités et des ressources, de la richesse des États et de ce que cette notion signifie objectivement.
Ce qui est généralement ancré dans les esprits, c’est que la Mauritanie est un pays riche : son territoire est vaste, sa population peu nombreuse, son sous-sol généreux, ses terres situées aux abords du fleuve relativement fertiles et sa façade maritime riche en ressources.
À première vue, ce jugement peut sembler juste et convaincant. Mais, en réalité, il confond deux notions totalement différentes : la richesse potentielle et la richesse effective. Autrement dit, il confond les potentialités et les ressources susceptibles de rendre le pays riche avec la transformation de ces potentialités et de ces ressources en une richesse réelle, dont le citoyen ressent les effets à travers son niveau de vie, la qualité des services essentiels — eau, électricité, santé et éducation — ainsi que l’amélioration du niveau de progrès et de prospérité dans l’ensemble du pays.
La réalisation de cette transformation constitue le fondement essentiel de notre programme « mon ambition pour la patrie ». Elle nécessite la réunion d’un ensemble de conditions, parmi lesquelles un environnement sûr et stable, des infrastructures développées, un capital humain hautement formé et qualifié, ainsi que la mobilisation d’importantes ressources financières, ce qui implique notamment la diversification des partenariats.
Nous avons obtenu des résultats significatifs sur la voie de la réalisation de ces conditions.
S’agissant de l’environnement sûr et stable :
– sur le plan sécuritaire, à travers la mise en œuvre de notre stratégie sécuritaire intégrée ;
– sur le plan politique, par l’apaisement de la scène politique, l’ouverture à l’ensemble des acteurs, ainsi que la consolidation de la culture du dialogue et de la concertation ;
– sur le plan social, par le renforcement de la cohésion nationale, la lutte contre la pauvreté, la vulnérabilité, l’injustice et l’exclusion, ainsi que le rééquilibrage progressif de la justice sociale.
En ce qui concerne les infrastructures favorables à la croissance :
Dans le domaine de l’énergie, nous avons doublé la capacité de production, tout en diversifiant les sources, et nous avons étendu et renforcé le réseau de transport de l’électricité. La ligne de transport à haute tension reliant Nouakchott à Akjoujt, Atar et Zouerate entrera en service cette semaine.
Les mêmes efforts que ceux consentis dans le domaine des infrastructures ont été déployés dans celui des routes. La plupart des routes existantes ont été reconstruites et de nombreuses nouvelles routes ont été réalisées afin de désenclaver les zones de production ainsi que plusieurs villes et villages. Des travaux sont également en cours pour réhabiliter et agrandir plusieurs ports et construire un port en eaux profondes à Nouadhibou.
À cela s’ajoutent les réalisations accomplies dans le domaine des infrastructures numériques et des services essentiels.
S’agissant de la constitution d’un capital humain hautement formé et qualifié, nous pouvons citer l’ensemble des réalisations accomplies dans l’enseignement fondamental et secondaire, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, avec le lancement de l’École républicaine, l’extension des infrastructures, l’augmentation des capacités d’accueil, la diversification des filières et des spécialités et leur adaptation aux besoins de développement du pays.
En ce qui concerne la mobilisation des ressources financières, nous avons œuvré à stimuler l’investissement, qu’il soit national ou étranger, et à réviser le Code des marchés publics afin de consolider la bonne gouvernance. Le Code des investissements a également été révisé afin de sécuriser les investissements, d’encourager les investisseurs et de renforcer leur confiance. Nous avons également œuvré à promouvoir le secteur privé et à consolider son partenariat avec le secteur public.
Ces réalisations revêtent une importance majeure pour le pays dans son ensemble et pour votre wilaya en particulier.
Votre wilaya est une région minière dont les richesses sont exploitées depuis plusieurs décennies. Elle constitue l’un des piliers de notre secteur minier, qui représente aujourd’hui environ 17 % de notre produit intérieur brut.
Je voudrais ici vous parler quelque peu d’un dossier qui vous concerne particulièrement : celui de la mine d’Akjoujt. Il s’agit de la seule mine actuellement active dans votre wilaya. Ses réserves étaient sur le point de s’épuiser et sa fermeture menaçait d’entraîner la perte de plus d’un millier d’emplois.
Soucieuse de préserver les emplois fournis par cette mine et de maintenir sa contribution au développement de la ville et de la wilaya en général, l’État a veillé à ce que la mine ne ferme pas ses portes. Il a négocié avec l’opérateur avec fermeté et responsabilité et a signé avec lui une nouvelle convention reposant sur des bases plus équilibrées.
L’État a également convoqué l’ensemble des détenteurs de permis d’exploration et d’exploitation et leur a imposé d’accélérer la mise en œuvre des dispositions de leurs cahiers des charges. Nous avons donné au Gouvernement des instructions afin de les accompagner, de suivre et d’évaluer régulièrement les progrès réalisés dans ce domaine. Nous espérons vivement voir prochainement l’ouverture de nouvelles mines dans la wilaya.
Je suis parfaitement conscient qu’en plus des défis liés au secteur minier, votre wilaya est confrontée à une importante pénurie d’eau potable. Le Gouvernement a donné des instructions pour lancer une étude visant à approvisionner votre ville en eau à partir de Benichab et pour accélérer la mise en œuvre de ce projet, quel qu’en soit le coût.
Quoi qu’il en soit, nous consacrerons les rencontres que nous tiendrons dans chaque moughataa à l’examen des questions de développement local, en nous intéressant aux réalisations, aux défis et aux perspectives.
Je ne voudrais pas conclure sans m’adresser à la jeunesse de la wilaya et, plus généralement, à la jeunesse du pays.
Jeunes,
Vous êtes la véritable richesse de ce pays. C’est sur vous que repose la responsabilité de réaliser ce que nous avons évoqué au début : transformer les potentialités offertes par nos ressources en une richesse réelle, qui se traduise par le développement, le progrès et la prospérité.
Votre première et principale voie pour réaliser cette transformation est le travail, puis le travail, puis le travail.
Le travail constitue un facteur essentiel de production de richesses, de construction du développement et de réalisation du progrès et de la prospérité. Il est également un levier de promotion sociale et un régulateur de la mobilité sociale.
Il est donc indispensable que le travail devienne, dans la conscience de chacun d’entre nous, dans nos comportements et dans nos pratiques, la valeur centrale autour de laquelle s’articulent les différentes autres valeurs sociales.
Le fait de placer le travail au sommet de notre système de valeurs n’en fait pas seulement un facteur de transformation économique et de développement ; il en fait également un puissant facteur de transformation sociale, capable d’agir sur les mentalités et les comportements et de corriger les hiérarchies illusoires qui ont, pendant des décennies, entravé le progrès de notre société.
Vous devez donc apprendre, vous former et travailler.
Je vous remercie.
Que la paix, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous. »
Le meeting s’est déroulé en présence du wali de l’Inchiri, M. Moulay Idriss Ould Sass Ould Guig, de la délégation accompagnant Son Excellence le Président de la République, du président du conseil régional de l’Inchiri, M. Cheikh Malaïnine Abeïdi El-Gharabi, du hakem d’Akjoujt, M. Mohamed Vall Ould El-Bou, du maire de sa commune, M. Dahi Ould El-Mamy, du député de la moughataa, M. Sid’Ahmed Ould Mohamed El-Hacen, ainsi que des autorités administratives et des élus locaux de la wilaya. AMI
S’exprimant lors du meeting organisé dans la ville d’Akjoujt, dans le cadre de la visite de travail et d’information qu’il effectue dans la wilaya de l’Inchiri, le Président de la République a déclaré que la voie essentielle vers la transformation de la société commence par « le travail, puis le travail, puis le travail », considéré comme un pilier fondamental de la création de richesses, de la construction du développement et de la réalisation du progrès et de la prospérité.
Le Président de la République a insisté sur la nécessité d’accorder au travail une place centrale dans le système des valeurs de la société, de sorte que cette place se traduise dans la conscience, les comportements et les pratiques quotidiennes, et que le travail devienne le fondement autour duquel s’organisent les différentes valeurs et relations sociales.
Il a appelé les jeunes à se concentrer sur trois piliers fondamentaux qui constituent, selon lui, la voie vers l’avenir : l’apprentissage, la formation et le travail.
Voici le discours prononcé par Son Excellence le Président de la République au meeting d’Akjoujt :
« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Que la prière et la paix soient sur le plus noble des Messagers, Mohamed, ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.
Je vous remercie, habitants de la ville d’Akjoujt et de la wilaya de l’Inchiri en général, pour cette remarquable et diverse mobilisation, ainsi que pour l’excellent accueil que vous nous avez réservé.
Je suis extrêmement heureux de vous rencontrer et je mesure pleinement ce que votre présence massive traduit comme intérêt pour les affaires publiques nationales, en général, ainsi que votre volonté de participer et de contribuer activement à la mise en œuvre de notre programme et de notre projet de société.
Notre projet de société vise, dans son ensemble, à :
– édifier un État de droit stable, sûr et doté d’institutions fortes ;
– construire un État dans lequel les citoyens jouissent de l’égalité en matière de dignité, de droits et de devoirs, dans un climat de liberté, de justice et d’équité ;
– bâtir un État qui offre à chaque citoyen, où qu’il se trouve, les conditions lui permettant de réaliser ses aspirations au progrès et au développement.
La réalisation de tels objectifs ne saurait se limiter au suivi des grands indicateurs. Elle exige également, et nécessairement, de mesurer l’impact des efforts consentis sur la vie du citoyen à travers l’ensemble du territoire national, wilaya par wilaya et moughataa par moughataa.
Tel est le cadre général de notre visite à cette importante étape. D’une part, nous souhaitons vous informer et échanger avec vous sur la situation générale du pays ; d’autre part, nous voulons nous enquérir auprès de vous, de votre situation locale, afin d’évaluer ensemble les défis, les réalisations, les difficultés, les insuffisances et les perspectives.
Habitants de la wilaya de l’Inchiri,
La situation générale du pays, comme je l’ai indiqué il y a quelques jours à Atar, et comme chacun le sait, est bonne, par la grâce et la puissance d’Allah, sur les plans sécuritaire, politique, économique et social, malgré la situation régionale et internationale marquée par les crises.
Notre monde connaît aujourd’hui de graves crises sécuritaires, ainsi que des transformations économiques et environnementales rapides, accompagnées d’un recul notable de la coopération multilatérale et d’une difficulté croissante pour les organisations internationales à s’acquitter des missions qui leur sont initialement confiées.
Dans de telles circonstances, la capacité des États à résister, à s’adapter et à éviter les crises dépend, dans une large mesure, de leur aptitude à gérer avec sagesse leurs relations extérieures, à renforcer leur position et à consolider la confiance dont ils bénéficient aux niveaux régional et international.
Nul n’ignore que les relations de notre pays avec ses frères, ses voisins et ses partenaires sont excellentes, que sa place est préservée et que ses efforts sont appréciés aux niveaux régional et international.
Les témoignages en sont nombreux, notamment :
– le fait que notre pays ait porté haut la voix de la défense des causes du continent en assurant la présidence de l’Union africaine au titre de l’année 2024 ;
– l’exercice de la présidence de la Banque africaine de Développement ;
– l’obtention, à l’unanimité, du secrétariat général de l’Organisation de la Coopération islamique ;
– la forte présence de nos cadres au sein des organisations internationales et continentales ;
– le volume et la diversité des investissements dont bénéficie le pays, qui témoignent de la confiance de nos partenaires à son égard.
Parmi les principaux facteurs de ce succès figure le fait que notre politique étrangère repose sur les principes de bon voisinage, d’amitié, de fraternité, de respect mutuel, d’intérêt commun et de coopération fructueuse et constructive, sans transiger sur nos positions constantes à l’égard des questions islamiques, arabes et africaines et, de manière générale, des causes justes, notamment la cause palestinienne.
En dressant ce constat globalement positif, je ne cherche nullement à dissimuler les difficultés, les problèmes et les défis de différentes natures auxquels notre pays est confronté.
Je suis pleinement conscient de leur ampleur. Mais, dans le même temps, je suis convaincu que nous sommes capables de surmonter ces difficultés et ces défis en limitant autant que possible leurs conséquences, si nous savons exploiter au mieux nos immenses potentialités.
Je voudrais ici m’arrêter quelque peu avec vous sur la question des potentialités et des ressources, de la richesse des États et de ce que cette notion signifie objectivement.
Ce qui est généralement ancré dans les esprits, c’est que la Mauritanie est un pays riche : son territoire est vaste, sa population peu nombreuse, son sous-sol généreux, ses terres situées aux abords du fleuve relativement fertiles et sa façade maritime riche en ressources.
À première vue, ce jugement peut sembler juste et convaincant. Mais, en réalité, il confond deux notions totalement différentes : la richesse potentielle et la richesse effective. Autrement dit, il confond les potentialités et les ressources susceptibles de rendre le pays riche avec la transformation de ces potentialités et de ces ressources en une richesse réelle, dont le citoyen ressent les effets à travers son niveau de vie, la qualité des services essentiels — eau, électricité, santé et éducation — ainsi que l’amélioration du niveau de progrès et de prospérité dans l’ensemble du pays.
La réalisation de cette transformation constitue le fondement essentiel de notre programme « mon ambition pour la patrie ». Elle nécessite la réunion d’un ensemble de conditions, parmi lesquelles un environnement sûr et stable, des infrastructures développées, un capital humain hautement formé et qualifié, ainsi que la mobilisation d’importantes ressources financières, ce qui implique notamment la diversification des partenariats.
Nous avons obtenu des résultats significatifs sur la voie de la réalisation de ces conditions.
S’agissant de l’environnement sûr et stable :
– sur le plan sécuritaire, à travers la mise en œuvre de notre stratégie sécuritaire intégrée ;
– sur le plan politique, par l’apaisement de la scène politique, l’ouverture à l’ensemble des acteurs, ainsi que la consolidation de la culture du dialogue et de la concertation ;
– sur le plan social, par le renforcement de la cohésion nationale, la lutte contre la pauvreté, la vulnérabilité, l’injustice et l’exclusion, ainsi que le rééquilibrage progressif de la justice sociale.
En ce qui concerne les infrastructures favorables à la croissance :
Dans le domaine de l’énergie, nous avons doublé la capacité de production, tout en diversifiant les sources, et nous avons étendu et renforcé le réseau de transport de l’électricité. La ligne de transport à haute tension reliant Nouakchott à Akjoujt, Atar et Zouerate entrera en service cette semaine.
Les mêmes efforts que ceux consentis dans le domaine des infrastructures ont été déployés dans celui des routes. La plupart des routes existantes ont été reconstruites et de nombreuses nouvelles routes ont été réalisées afin de désenclaver les zones de production ainsi que plusieurs villes et villages. Des travaux sont également en cours pour réhabiliter et agrandir plusieurs ports et construire un port en eaux profondes à Nouadhibou.
À cela s’ajoutent les réalisations accomplies dans le domaine des infrastructures numériques et des services essentiels.
S’agissant de la constitution d’un capital humain hautement formé et qualifié, nous pouvons citer l’ensemble des réalisations accomplies dans l’enseignement fondamental et secondaire, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, avec le lancement de l’École républicaine, l’extension des infrastructures, l’augmentation des capacités d’accueil, la diversification des filières et des spécialités et leur adaptation aux besoins de développement du pays.
En ce qui concerne la mobilisation des ressources financières, nous avons œuvré à stimuler l’investissement, qu’il soit national ou étranger, et à réviser le Code des marchés publics afin de consolider la bonne gouvernance. Le Code des investissements a également été révisé afin de sécuriser les investissements, d’encourager les investisseurs et de renforcer leur confiance. Nous avons également œuvré à promouvoir le secteur privé et à consolider son partenariat avec le secteur public.
Ces réalisations revêtent une importance majeure pour le pays dans son ensemble et pour votre wilaya en particulier.
Votre wilaya est une région minière dont les richesses sont exploitées depuis plusieurs décennies. Elle constitue l’un des piliers de notre secteur minier, qui représente aujourd’hui environ 17 % de notre produit intérieur brut.
Je voudrais ici vous parler quelque peu d’un dossier qui vous concerne particulièrement : celui de la mine d’Akjoujt. Il s’agit de la seule mine actuellement active dans votre wilaya. Ses réserves étaient sur le point de s’épuiser et sa fermeture menaçait d’entraîner la perte de plus d’un millier d’emplois.
Soucieuse de préserver les emplois fournis par cette mine et de maintenir sa contribution au développement de la ville et de la wilaya en général, l’État a veillé à ce que la mine ne ferme pas ses portes. Il a négocié avec l’opérateur avec fermeté et responsabilité et a signé avec lui une nouvelle convention reposant sur des bases plus équilibrées.
L’État a également convoqué l’ensemble des détenteurs de permis d’exploration et d’exploitation et leur a imposé d’accélérer la mise en œuvre des dispositions de leurs cahiers des charges. Nous avons donné au Gouvernement des instructions afin de les accompagner, de suivre et d’évaluer régulièrement les progrès réalisés dans ce domaine. Nous espérons vivement voir prochainement l’ouverture de nouvelles mines dans la wilaya.
Je suis parfaitement conscient qu’en plus des défis liés au secteur minier, votre wilaya est confrontée à une importante pénurie d’eau potable. Le Gouvernement a donné des instructions pour lancer une étude visant à approvisionner votre ville en eau à partir de Benichab et pour accélérer la mise en œuvre de ce projet, quel qu’en soit le coût.
Quoi qu’il en soit, nous consacrerons les rencontres que nous tiendrons dans chaque moughataa à l’examen des questions de développement local, en nous intéressant aux réalisations, aux défis et aux perspectives.
Je ne voudrais pas conclure sans m’adresser à la jeunesse de la wilaya et, plus généralement, à la jeunesse du pays.
Jeunes,
Vous êtes la véritable richesse de ce pays. C’est sur vous que repose la responsabilité de réaliser ce que nous avons évoqué au début : transformer les potentialités offertes par nos ressources en une richesse réelle, qui se traduise par le développement, le progrès et la prospérité.
Votre première et principale voie pour réaliser cette transformation est le travail, puis le travail, puis le travail.
Le travail constitue un facteur essentiel de production de richesses, de construction du développement et de réalisation du progrès et de la prospérité. Il est également un levier de promotion sociale et un régulateur de la mobilité sociale.
Il est donc indispensable que le travail devienne, dans la conscience de chacun d’entre nous, dans nos comportements et dans nos pratiques, la valeur centrale autour de laquelle s’articulent les différentes autres valeurs sociales.
Le fait de placer le travail au sommet de notre système de valeurs n’en fait pas seulement un facteur de transformation économique et de développement ; il en fait également un puissant facteur de transformation sociale, capable d’agir sur les mentalités et les comportements et de corriger les hiérarchies illusoires qui ont, pendant des décennies, entravé le progrès de notre société.
Vous devez donc apprendre, vous former et travailler.
Je vous remercie.
Que la paix, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous. »
Le meeting s’est déroulé en présence du wali de l’Inchiri, M. Moulay Idriss Ould Sass Ould Guig, de la délégation accompagnant Son Excellence le Président de la République, du président du conseil régional de l’Inchiri, M. Cheikh Malaïnine Abeïdi El-Gharabi, du hakem d’Akjoujt, M. Mohamed Vall Ould El-Bou, du maire de sa commune, M. Dahi Ould El-Mamy, du député de la moughataa, M. Sid’Ahmed Ould Mohamed El-Hacen, ainsi que des autorités administratives et des élus locaux de la wilaya. AMI

Le Président de la République au meeting d’Akjoujt : la jeunesse est la véritable richesse du pays et le travail est le fondement du développement
